Y a-t-il plus noble source de bonheur que de voir heureuse une personne aimée ? Oui, voir heureuses DEUX personnes aimées !
Christine est une amie, une amie chère. Nous nous sommes connus à un cours d'art dramatique à la MJC St Jean en... 1989, je crois. J'avais toujours révé de jouer la commédie ; j'avais d'ailleurs aidé un ami commédien (Philippe Carpentier ?) à créer sa troupe à Lille. Quand je cherchais ma voie, au début de ma vie professionnelle, je me suis même posé la question d'en vivre... Je me suis juste posé la question, ça n'a pas été plus loin ! Toujours est-il qu'en arrivant à Lyon, je me suis lancé.
A mon premier cours (Christine t'en souviens-tu ? Étais-tu déjà là ?), j'étais persuadé que j'étais fait pour ça. Un peu comme quand j'ai cru, quelques années plus tard, que l'enseignement n'attendait que moi ! Et quand pour la première fois le prof (Alain Robert Mas ?) m'a fait monter sur scène, je me suis mis à déclamer avec un tel entrain, qu'il m'a bien vite arrété en me faisant comprendre que je n'étais ni Belmondo, ni Depardieu ! Je me suis quand même accroché, et Christine et moi avons tant bien que mal suivi les cours trois années durant.theatre008 Nous eûmes nos heures de gloire sur, successivement, Tennessee Williams, Tchékhov et enfin Shakespeare. Mais une gloire très, très limitée... à nos amis les plus fidèles (les plus objectifs ?) ! J'ai conservé un très agréable souvenir de ces séances, mais assez peu d'images. Nous nous sommes aimés, haïs, roulés par terre, frappés, enlacés... marrés aussi !
Après ces trois années, j'ai laissé tomber le théatre pour me consacrer plus sérieusement aux études que j'avais reprises entre temps, du reste Manon était née et j'avais forcément moins de temps libre. Christine est la seule du cours avec laquelle j'ai gardé le contact.costume009 Nous nous sommes revus régulièrement. En grande partie grâce aux fêtes qu'elle donnait régulièrement et auxquelles elle ne manquait jamais de nous inviter.ericdom Nous fîmes ainsi connaissance avec son cercle d'amis, un joyeuse bande de fétards , tous fort sympathiques. A mesure que les années passaient, les amis se multipliaient, mais jamais un "officiel" ne nous fut présenté... Parfois, notre chère Christine, devenue "Kika" s'en plaignait discrètement. Nos rencontres n'étant pas très fréquentes, je ne saurais dire qu'elle fut véritablement sa vie sentimentale. Mais le fait est que si elle était toujours très entourée, elle me semblait parfois bien seule. Et je ne m'expliquais pas qu'une fille avec tant d'amour dans le coeur reste seule. Comment était-il possible qu'aucun homme ne se rende compte à quel point il pourait-être doux de vivre à ses côtés ? Et je n'ai jamais douté qu'un jour un prince charmant se déciderait à lui offrir son bras. Tout ce que j'espérais, c'est qu'il ne soit ni trop "con", ni trop méchant, et qu'il ne fasse pas souffrir mon amie.
Et comme prévu, le prince est arrivé... ou plutôt il est revenu ! En effet, l'histoire de Christine et Pascal est d'autant plus jolie qu'elle est en plusieurs épisodes. Je n'ai pas l'intégralité de l'historique, et je n'entrerai donc pas dans le détail, mais si j'ai bien suivi, ils se sont connus (jeunes), ils se sont aimés (trop tôt), ils se sont séparés (trop jeunes !) et sont restés de nombreuses années sans nouvelles l'un de l'autre. Enfin, par un étonnant concours de circonstances (?), ils se sont retrouvés (moins jeunes !) et se sont aimés à nouveau (pas trop tard !). Par chance, le prince charmant n'est ni "con", ni méchant... Il a même une certaine classe ! Tout deux forment un couple des plus adorables. Et c'est avec une joie immense que nous avons appris qu'ils avaient décidé de se marier. Avec juste une petite grimace à l'idée de faire l'aller-retour sur un week-end.
Nous sommes donc partis samedi matin pour Tours. Nous avions prévu un bonne marge horaire, mais comme nous sommes des champions, nous avons quand même raté le "OUI" des jeunes époux. Un passage de dernière minute au cabinet de Dom et 3 erreurs d'aiguillage ont eu raison de notre avance ! Nous les avons vu quand même descendre les marches de la mairie... C'est l'essentiel, non ? La mariée était ma foi fort jolie, dans une robe qui n'avait rien d'une meringue (à la framboise, vue la couleur !)...Un maquillage, discrêt, lui donnait un air resplendissant, sans la faire ressembler à une 205 GTI Customisée ;-) si vous voyez ce que je veux dire... Quand au marié, de toute façon, même dans un sac de patates, il aurait toujours de l'allure, alors...

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Après une brève embrassade devant la mairie, nous nous sommes quittés pour nous retrouvés quelques temps plus tard au gite où devaient être organisées les festivités. PICT0134Là encore, nous nous sommes perdus. Cette fois c'était le plan fourni par Christine qui nous a mis sur la mauvaise voie. Si, si ! Le temps était menaçant mais se maintenait tant bien que mal. finalement, il ne tombera que quelques gouttes durant le week end. Et si nous n'avons pas profiter de la piscine, au moins les enfants ont pu passer le plus clair de leur temps à l'extérieur où un grand trampoline avait été disposé à leur intention. Excellente idée d'ailleurs ce trampoline, il est vite devenu le lieu de rencontre où petits et grands enfants ont fait connaissance.

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No comment !
Nous même, à notre table, avons fait connaissance rapidement avec des amis des mariés. Des Lyonnais du temps où Christine faisait de la marche, et des Tourangeaux du cercle des fétards locaux qui avait été éclaté pour l'occasion.
PICT01531La soirée fut bien sûr ponctuée de petits numéros et de déclarations plus ou moins chantées (félicitations aux interprètes, tous excellents !).
Enfin, aprés un buffet haut en couleurs, les mariés ont ouvert le bal. DSCN2491Le DJ était un peu... enfin... comment dirais-je... Mais peu importe, de toute façon, avec les joyeux lurons présents, même sur les chants de la chorale du 3ème age, la piste de danse n'aurait jamais désempli ! DSCN2494Nous avons été nous coucher vers 4h du matin, alors que le DJ s'en allait. Pas de bol, c'est alors que la musique s'est améliorée ! Zut ! Enfin on en a profité quand même, jusqu'à 6h au moins !
Le lendemain matin, nous avons attaqué les devoirs de Manon sitôt après le petit déjeuner, et on en n'a pas décollé jusqu'à 15h, heure du départ.
Finalement, le retour à été moins difficile que je ne le craignais. Déjà, en ne se trompant qu'une fois, le trajet fut beaucoup plus court !
C'est finalement un week-end très agréable et pas si fatigant que nous avons passé à  Tours. Et nous attendons avec impatience les 10 ans de mariage !
Encore une fois : Meilleurs voeux à nos tourteraux qui méritent  1000 fois leur bonheur !