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Désolé, je suis très occupé ces temps-ci : Je prépare mes cours pour les élèves manipulateurs. Comme c'est la première année et que je pars de rien, ça représente un certain boulot. Alors je ne vous ferai pas encore le récit détaillé de nos vacances, mais je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce qui fut pour moi un des grands moments de cet été.

J'ai découvert la plongée en apnée, il y a 20 ans environ, sur la côte Amalfitaine, avec Christiane et Didier. Nous avions trouvé grâce au Routard un minuscule camping en palier juste au dessus de la mer. Un côte exceptionnellement sauvage et préservée. Quelques marches d'escalier nous séparait d'une eau particulièrement claire et poissonneuse. J'ai alors acheté mon premier masque et ma première paire de palmes. Je ne me lassais pas de plonger dans cette eau chaude, au milieu des poissons colorés. J'ai même rencontré plusieurs hypocampes ; et ignorant alors le danger, je prenais plaisir à descendre le plus profond possible, seul qui plus est !

Depuis, chaque fois que l'occasion se présente, j'enfile mes vieilles palmes et je passe de l'autre côté du mirroir. C'est toujours aussi magique, même si je n'ai plus rencontré d'aussi bonnes conditions. Certes je ne descends plus aussi profond seul, car j'ai appris depuis que c'était très dangeureux, même en apnée.

Et puis cette année, nous avons décidé d'allé sur l'île d'Elbe. Après renseignement, j'ai compris qu'il y avait là-bas de bonnes conditions pour plonger. Comme par hasard, Dominique m'a offert pour mon anniversaire un superbe paire de palmes dites d'apnée, c'est à dire très longues, pratiquement 90 cm ! 2009_0212_01_09_090067 Alors pendant les quelques semaines avant les vacances, je me suis préparé. Soins préventif des oreilles pour éviter les otites, achat de quelques revues de "snorkeling", entrainement à l'apnée dés que j'avais un moment (3 minutes en statique), confection de plombs de leste, achat d'une bouée de signalisation, d'un nouveau masque (avec plus de place pour mon nez !)...

Et après avoir plongé en solo (sans descendre trop profond) dans les premiers jours sur l'île, pour constater qu'effectivement l'eau était claire, je me suis offert une sortie encadrée. J'accompagnais un Allemand (Ralf) et son fils qui faisait une plongée avec bouteilles, Francesca, monitrice de plongée, nous emmenait. Nous sommes allés près d'un îlot au large de Portoferraio, réserve maritime depuis de longues années. Ce fut merveilleux, je retrouvai les conditions de mes premières plongées. Des milliers de poissons, une visibilité hors norme, une faune et une végétation très variées. Je descendais lentement pour économiser mon oxygène, en palmant avec la fluidité qu'impose ces gigantesques palmes. J'ondulais (gracieusement ?) entre les rochers de l'à-pic. j'étais surpris de tenir quand même 1 minute sous l'eau. Les pros vont rigoler, mais croyez-moi ce n'est pas si facile... essayez ! Et puis pour une fois que j'étais accompagné, j'ai essayé de descendre le plus bas possible. Le fond sableux était à 15 m. Je ne suis jamais arrivé à l'atteindre ! Plusieurs fois j'ai essayé, à chaque fois je me suis arrêté à 13 m, et à ma grande surprise, ce sont pas mes tympans qui m'ont limité, ce sont mes sinus ! La pression exercée sur le masque et les yeux se répercutait sur les sinus frontaux qui devenaient extrêmement douloureux au delà de 10 m. Tant pis, on fera mieux la prochaine fois. Mon compagnon Allemand avait un appareil étanche dans un caisson et m'a fait le plaisir de me prendre en photo. Ce sont ses photos que je vous présente, et je le remercie encore pour ce beau cadeau !

Cependant, je doit avouer que je n'ai pas vu la murène, seul les plongeurs autonomes ont pu rester suffisamment longtemps à l'affut pour la voir sortir.