27 mai 2009
6èmes RAP (attention jargon astro)
La grande fête de l'Astronomie est passée. Je vous en parle chaque année, je ne vous ferai donc pas l'historique. Mais pour les nouveaux, je rappelle que les RAP sont les Rassemblements Astronomiques de Printemps et ça a lieu chaque week-end de l'Ascension (depuis 11 ans), à Craponne sur Arzon. Détails ici. Et comme disait un Astronome sur le forum de Webastro (qui est actuellement submergé par les récits de cette fameuse concentration) : Les RAP, c'est comme Noël pour les enfants, on l'attend toute l'année, on se prépare comme des fous pour être prêt à temps, ça passe beaucoup trop vite, après ça laisse un goût de "trop peu", mais on s'en souvient longtemps... en attendant les suivantes.
Pour mémoire, j'ai retrouvé une photo de ma première édition,
en 2004 :
Victor à 8 ans, Manon 11. On n'est accompagné par Jean-Michel et son fils Clément, et par Philippe et ses deux fils Léo et Martin. Je n'ai alors qu'une petite lunette de 60mm et on m'a prêté un 114/900 pour l'occasion. Clément et Martin ont aussi leurs petits télescopes. Comme c'était une première, nous étions sous équipés (thermiquement parlant). Nous avons donc eu très froid (surtout la nuit), il a plu toute la journée, la tente n'était pas étanche, on a voulu se réchauffer dans un ciné... ne cherchez pas, il n'y en a pas ! On a fini dans le musée de La Chaise-Dieu, comment dirais-je... pittoresque !
Petit à petit notre matériel a progressé, j'ai maintenant un 150/1200
et JM un 210/1200. Par contre, nous ne sommes plus que 2, les autres ont lâché prise... En outre, nous commençons à connaître pas mal de monde, et les gens nous reconnaissent maintenant, surtout depuis que nous avons créer le fichier national des sites d'observation astronomique : le GRESAC.
Cette année encore, comme d'habitude, nous arrivons avec un peu de retard. En effet, je travaille le vendredi et nous ne pouvons donc pas arriver dés le jeudi matin comme la majorité des "RAPeurs". Nous arrivons vers 16h, nous nous installons rapidement, collons nos affiches du GRESAC dans la tente d'expositions et sur la voiture de JM
et commençons un tour de camp pour serrer quelques pinces. Hélas, nous avons bien trop d'amis à saluer dés les premiers mètres et nous ne ferons guère que l'emplacement des "Webastro" et celui des "Hauts-Savoyards"
que nous avons déjà rencontrés plusieurs fois. Premier apéro d'accueil à la tente des co
nférences puis on revient vite pour monter nos télescopes avant la soupe aux choux de Cécile. Mémorable, cette grande tablée, avec Cécile qui plonge sa louche dans une énorme gamelle pour nous offrir une délicieuse soupe, un régal. Bon d'accord, sans cuillère, ce n'est pas très facile à avaler, mais qu'importe ! On goûte le fromage de l'un, l'andouillette de l'autre, et on arrose ça avec des crus de toute la France. Ça fait un peu "communion" mais c'est un vrai bon moment.
Quand je quitte la table, ça tourne un peu ! J'espère que ça ne va pas altérer mes capacités de veille ! Bon, la première nuit ne restera pas dans les annales. L'humidité est omniprésente. Quand une voiture passe de l'autre côté du village, le halo de ses phares monte bien jusqu'à 45° au dessus de l'horizon. Mais on parvient quand même à observer jusqu'à 2h du matin pour JM et 3h pour moi.
La nuit sera courte mais assez calme pour être réparatrice. On craignait un peu nos voisins qui paraît-il ont fait la "teuf" la veille, mais non, ils devaient être à plat ! Par contre, j'ai eu froid et j'ai fait un curieux rêve (drôle d'idée quand même d'offrir un sandwich au vainqueur d'une compèt' de snowboard !).
De cette première nuit, je retiendrai surtout : M5 dans le Dobzon de Jean-Paul (exceptionnel), M101 dans le 625 de Luc (enfin des bras spiraux), M51 dans celui de Damien de Galiléo (ce ne sont plus 2 taches). Et surtout la satisfaction de voir que mon secondaire était bien sec quand bon nombre d'astronomes (dont JM) avaient déjà replié leur matos dégoulinant. J'ai enfin la preuve que mon petit montage de trois résistances derrière le secondaire (alimentées par une pile 9V) est efficace. Dommage, Cécile avait déjà remballé Junior quand je suis passé, je n'ai donc pas pu tester ses qualités "Hiluxiennes". Mais ce n'est que partie remise, on se verra bien une autre nuit autour de Lyon. Après 2h, quand JM m'a lâché, j'ai tenté de définir les magnitudes limites tant à l'œil nu (MVLON Umi) que dans mon télescope, pour alimenter l'étude de Carine Souplet d'Astro Mag. Pour obtenir le meilleur résultat, j'ai chaussé mon oculaire le plus fin (Plössl Televue 8mm => 150x), éteint toute lumière même rouge et j'ai patienté l'œil collé au télescope en me protégeant de la lumière ambiante par un cache-œil bricolé. J'ai atteint une magnitude de 14. Sachant qu'elle est théoriquement de 13.6 (je crois) pour mon diamètre, je me dis que je ne suis pas trop mal loti ! Puis j'ai tenté de définir la magnitude limite à l'œil nu autour de la polaire (MVLON Umi), c'est maintenant une habitude. j'essaie de le faire à chaque sortie. Je prends une feuille un crayon et je dessine toutes les étoiles que je peux repérer dans un cercle centré sur Polaris et allant jusqu'à la deuxième étoile du manche de la Petite Ourse (Yildun), c'est expliqué ici. Ensuite je regarde sur la carte ci-dessous quelle est l'étoile la plus faible de mon croquis. J'ai atteint 5,5 cette nuit là. Bon certes c'est une méthode qui n'est pas parfaite, la MVLON dépend de l'observateur, de son acuité, de son état de fatigue, des conditions météo... Et la définir sur la polaire n'est pas le meilleur résultat possible, bien sur, c'est meilleur au zénith, mais au moins on la voit en toute saison. Et si l'observateur reste le même et si les sorties sont répétées, on peut espérer pouvoir les comparer d'un site à l'autre.
Séquence Polaire |
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Le lendemain commence par un tour, cette fois exhaustif, du campement. On est quand même plus de 500, ça fait un paquet d'objets à admirer : des télescopes "Hand Made"
, des lunettes, des jumelles de compétition...
Et puis, il nous faut assurer le "public relation" du GRESAC. En effet, de nombreux RAPeurs ont participé à l'édification de ce répertoire, je me dois de les en remercier (tout en invitant les autres à les imiter). On va donc de tente en tente, on rend visite aux Toulousains, aux Savoyards, aux amis de Futura-Science... Quand je me présente (avec un large sourire) "Bonjour, je suis Eric Démarez du GRESAC", les gens savent maintenant de quoi il s'agit, ça fait plaisir.
En plus de toute la troupe de WA, on retrouve Frédéric Tapissier (celui des cartes AVEX) qui nous aide régulièrement, Damien de Galiléo toujours aussi sympathique (alors que je ne lui ai jamais rien acheté !), Carine Souplet d'Astronomie Magazine (qui tente de son côté d'établir un fichier de mesures SQM), Cyril Thieulet (le génial inventeur d'Astromist),
les fous furieux de Magnitude78, Pierre Devaux et ses splendides télescopes épurés
, Patastrof (ami RAPeur des premières éditions), Rolf qui doit faire connaître le GRESAC outre-Rhin et un Néerlandais dont je ne connais pas le nom (Juan Pablo ?) et qui doit en faire autant dans son pays. Et il y a aussi notre voisin d'en face, un "solitaire" de Valence avec un Dobson blanc sur fourche, lui non plus je ne sais plus son nom... Enfin, on ne chaume pas.
L'après-midi, on assiste à des ateliers (Astrodessin très intéressant)
et à quelques conférences (j'ai raté celle sur la gamme idéale d'oculaires, vous avez un lien ?) dont une qui nous intéresse particulièrement. En effet un jeune astrophysicien, Nicolas Bessolaz, nous promet dans un avenir proche, des cartes de pollution lumineuse plus réalistes que celles de Frédéric qui sont actuellement les... moins pires ! On l'attend avec impatience. J'ai d'ailleurs pris l'engagement devant les Savoyards de réactualiser l'ensemble des notations du GRESAC le jour où on nous offre une carte plus fiable.
Mais déjà le camp se vide. Certains habitent trop loin pour remonter en une journée (au revoir Anne, salut de ma part la Bretagne que j'aime tant !), et surtout la météo est pessimiste pour la prochaine nuit. De peur d'avoir à replier sous la pluie sans avoir pu observer, certains désertent. J'ai beau les prévenir qu'on est jamais sûr du temps et que je pressens une éclaircie miraculeuse, rien n'y fait. A notre grand regret, s'en retournent donc déjà Cécile, Luc, Guy et tant d'autres... Il est vrai qu'ils sont là depuis jeudi, eux (je tiens à remercier Cécile bien sûr pour son organisation du groupement WA, sans elle les RAP n'auraient pas le même goût !). Je ne reverrai pas non plus Vanessa et son amie, j'aurais aimé les saluer. Une autre fois j'espère, ça m'a fait plaisir de te revoir "petite chaussette"...
Dans l'après-midi, à l'occasion d'une mémorable dégustation de Dédéïde (la boisson fulgurante de Dédé de St Fé),
nous aurons une passionnante discussion sur la fiabilité de l'indice de pollution lumineuse déterminé par mes soins d'après les cartes AVEX et qui caractérise chaque site répertorié au GRESAC. En effet, les Hauts-Savoyards affirment que leur Margériaz vaut bien mieux que son 8,4/10. Plus exactement, ils n'acceptent pas ce lamentable prétexte que j'invoque pour expliquer que je ne suis pas prêt à faire 2h de route pour avoir un ciel moins sombre que dans le Bugey, à une heure de chez moi. Il faudra donc prendre ce risque et rejoindre nos amis pour une nuit (avec la tente) afin d'en avoir le cœur net. Promis, on le fera.
La deuxième et dernière nuit fut remarquable à plus d'un titre. D'abord, comme un signe de bon augure, l'ISS nous a fait l'honneur de son passage, assez long et assez lent. Pour la première fois, j'ai réussi à la saisir au télescope. Je l'ai suivie pendant de longues secondes ce qui m'a permis de parfaire la MAP. Quelle surprise de distinguer aussi nettement les 2 rectangles éclatants des panneaux solaires ! Puis, nous avons joué au chat et à la souris avec les nuages. Il fallait être prompt ! Tel secteur se dégageait, il fallait aussitôt savoir quels objets remarquables s'y trouvaient, choisir l'oculaire adapté, pointer avec précision et rapidité pour enfin s'installer et se délecter avant que reviennent les nuages... pour aussitôt changer de secteur... C'était un exercice peut-être un peu frustrant mais néanmoins assez plaisant. Dans les trouées, le ciel n'était pas trop mauvais, et on s'est amusé ainsi jusqu'à 1h du matin. L'air était exceptionnellement sec, surtout comparé à la veille ! Puis le ciel s'est définitivement recouvert et nous sommes allés nous coucher (j'ai rêvé d'un ours... effet "constellation" ?)
Vers 3h du matin, nous avons été réveillés par des sauvages (accusés nommez-vous !) qui prétendaient que le ciel était clair ! Nous sommes sortis timidement, je n'osais pas regarder le ciel ; j'attendis d'être bien réveillé et je levai le nez... une claque ! La Voie Lactée était splendide ! Je n'ai pas souvenir de l'avoir vue aussi nettement découpée (il faut dire que je n'ai encore jamais fréquenté de sites d'exception du genre Restefond ou triangle du Quercy), les différents lobes de la galaxie m'apparaissaient comme marbrés et semblaient dessiner des extensions fines latéralement, mais peut-être rêvais-je encore à moitié ? Je suis descendu à travers le campement en parlant à voie haute "Voie Lactée en vue ! Les étoiles sont là !" mais je ne réveillai personne... J'entendis qu'on parlait vers le bas du terrain. Je me dis que Dédé et Jean-Paul étaient sans doute encore de ce monde. Je savourais à l'avance les dentelles dans le Dobzon... Mais non, tout le monde dormait chez les Savoyards. Ne sachant qui dormait dans quelle tente, je n'ai pas osé les secouer. Je traversais donc en continuant ma ritournelle "Voie Lactée en vue...". Quand j'arrivai à l'endroit où effectivement quelques survivants parlaient encore, je fut surpris de découvrir qu'ils n'étaient autres que Serge Vieillard, Raphaël Guinamard et Vincent Le Guern autour de son 800mm (de modestes débutants donc !). Nom d'une pipe, vais-je enfin pouvoir grimper en haut de cette échelle ? Depuis 6 ans que je viens ici, c'est la première fois que je vois moins de 10 personnes faisant la queue pour avoir l'honneur d'essayer ce monstre. Généralement, je tourne les talons et m'en vais vers de plus modestes mais plus disponibles diamètres. Mais cette fois, enfin, la place est libre... Sacrebleu, M13 dans cet engin ne ressemble à rien que j'ai déjà vu ! Des milliers d'étoiles occupent tout le champ, chacune est nette, colorée, elles dessinent ensemble des arabesques, des tentacules... j'ai peine à croire que c'est bien le même objet que (parfois) je parviens tout juste à résoudre dans mon modeste 150.
Revenu vers mon cher Microbe (Basile), je prendrais quand même plaisir à pointer les objets traditionnels du Cigne et de ses environs. Entre autres, M57 m'apparut particulièrement bien découpée. Je pris le temps de définir une nouvelle fois la MVLON Umi ; cette fois on est à 5,78 donc mieux que la veille. Pendant ce temps Jean-Michel s'essaie à la photographie de Voie Lactée. 
Le dimanche matin est toujours un peu triste. Ça sent les lendemains de fête. On flâne un peu, on remballe lentement, on fait une dernière fois le tour du campement pour saluer les rares rescapés. On se promet des rendez-vous, des soirées Astro, des CROA, des contacts par mail. Et en partant, on crie en agitant la main :"A l'année prochaine !"... Punaise, mais que c'est loin l'année prochaine !
PS 1 : Vous remarquerez la prédominance des moments de convivialité par rapport à l'observation pure... C'est ainsi les RAP, on y va pas pour observer. Observer on a toute l'année pour le faire, et il y des endroits bien meilleurs, quand on va aux RAP c'est pour rencontrer des Astrams, et sur ce plan je dois avouer que c'est de mieux en mieux !
PS 2 : Les photos sont de Jean-Michel
25 juin 2007
Allumez les étoiles !
Si, si, c'est possible ! J'ai essayé déjà, l'effet est garanti. Vous montrez un endroit du ciel et vous dites "Là, j'allume une étoile !" et POF une étoile s'allume. Elle bouge lentement, quelques secondes plus tard, vous dites "Maintenant, je l'éteins !" et PAF elle disparaît ! Maaaaaagiiiiique !
En fait ce n'est pas une étoile mais un satellite de télécommunication, plus précisément un satellite Iridium. Il en existe un grand nombre qui tourne autour de la terre. Quand leurs panneaux solaires sont correctement orientés, ils renvoient la lumière du soleil et ça donne une espèce de flash lumineux sur la terre. On appelle ça un Flash d'iridium. Des logiciels permettent de calculer précisément l'heure et l'endroit du flash. Si vous donnez les coordonnées de votre lieu d'observation (Latitude et longitude), le logiciel vous calcule les flashes visibles, leur intensité, l'heure, la distance et l'orientation par rapport au centre du flash et le maximum de luminosité à ce foyer. Il vous reste à vérifier que votre montre est à l'heure à la seconde près et à repérer au préalable la direction du flash pour pouvoir l'indiquer à vos amis médusés !
Les moins impressionnants (magnitude proche de 0, vous êtes éloignés du centre) se voient un peu avant le flash, leur luminosité augmente légèrement puis s'affaiblit et ils disparaissent. Les plus impressionnants (magnitude très négative, vous êtes au foyer) apparaissent brutalement et dépassent la luminosité de Vénus "l'étoile du Berger" (la planète la plus brillante, visible à l'ouest en ce moment).
Si vous voulez essayer, inscrivez vous sur ce site, donnez vos coordonnées et demandez les passages dans les 7 prochains jours. Pour conclure, voici une petite photo d'un flash d'iridium que j'ai réalisée le mois dernier dans la Dombes.
29 mai 2007
Mes 4èmes RAP
Les RAP, ou Rencontres Astronomiques de Printemps, c'est un rassemblement de quelques 500 astronomes sur un terrain vague, qui a lieu chaque année à Craponne sur Arzon en Auvergne, pendant les 3 jours et 3 nuits du week-end de l'Ascension. Si vous voulez avoir un aperçu assez fidèle de l'ambiance qui règne sur le terrain de cette manifestation un peu démesurée, n'hésitez pas à charger iTunes afin de visualiser le Podcast d'un certain Xavier (?) c'est beaucoup plus parlant que nos modestes photos. A voir aussi plein de galeries sur le site des RAP.
Depuis 4 ans, nous y allons en petit groupe avec Jean-Michel, Philippe et les gamins. Vous pouvez retrouver d'ailleurs dans les archives mon récit de l'année dernière. Comme les enfants ont classe le vendredi, nous n'arrivons que le vendredi soir et repartons comme tout le monde, le dimanche matin. Cela nous fait quand même 2 nuits pour observer et une journée pour rencontrer des astronomes, discuter matos, voir de belles réalisations, assister à quelques conférences... Sauf que cette année, il n'y a pas eu d'observation. En effet, hormis une brève éclaircie en début de soirée vendredi, le temps a été couvert pendant les trois nuits de la manifestation. Certes, c'est dommage, mais on ne va pas aux RAP pour observer. Il y a plein d'autres moments dans l'année, plein d'autres lieux en France où l'on peut observer dans de meilleures conditions, même en groupe. Par contre, c'est la seule manifestation Française où l'on peut rencontrer plusieurs centaines d'astronomes amateurs, et ça c'est quand même plus facile de jour et sous le soleil comme ce fut le cas samedi. L'observation, c'est la cerise sur le gâteau ! Le gâteau de cette année n'avait donc pas de cerise. Mais il était bien bon quand même !
Nous sommes donc arrivés vendredi soir. Juste assez tôt pour pouvoir monter les tentes avant l'apéro ! Nous avons retrouvé avec plaisir certains astronomes de Lyon (Frédérique/Astrolyon) et de plus loin (Patrick/Patastrof) ainsi qu'un certain Cyrille Thieulet que j'avais hâte de rencontrer. C'est le génial créateur d'un logiciel d'astronomie (Astromist) que j'ai découvert aux RAP il y a 2 ans... depuis il ne quitte plus mon sac à dos et j'ai échangé de nombreux mails avec Cyrille pour essayer de maîtriser les innombrables ressources de cette petite merveille. Comme Cyrille devait partir le lendemain matin, nous avons rapidement fait connaissance dés notre arrivée. C'est toujours agréable de pouvoir mettre enfin un visage sur un nom...
L'apéro des RAP est toujours un grand moment. Quelques centaines de farfelus qui trinquent sous la tente/salle de conférence. On tend le cou, on essaye de reconnaître quelques têtes connues. Ici Pierre Strock et sa légendaire cravate verte, là Serge Vieillard et son inséparable Bob, plus loin Jean-Marc Lecleire, Guillaume Cannat, Alexandre Renou... enfin des "pointures" quoi ! On n'oublie quand même pas de saluer José, au bel accent, qui nous avait donné un petit cours d'observation l'année dernière, Jacqueline figure emblématique du pool organisateur, un sympathique Alsacien, lui aussi à l'accent caractéristique, dont j'ai mangé le nom... Plus tous ceux qu'on connaît de nom/pseudo et dont on s'apercevra trop tard qu'ils étaient là et qu'on a, encore, raté ! Enfin l'apéro, c'est aussi le début de la soirée. Le moment où on commence à regarder le ciel avec angoisse. J'ai le souvenir de certaines déchirures nuageuses laissant enfin voir la Lune sous un tonnerre d'applaudissements.
Petite déception quand même : Cela fait 4 ans qu'on nous sert à l'apéro une mixture rougeâtre, fruitée et légèrement alcoolisée, stockée dans des bouteilles de Sangria. Et nous avons appris cette année, que la Sangria n'est servie que le jeudi. Tandis que le vendredi, on réutilise les bouteilles pour servir... du Kir ! 4 ans que l'on boit du Kir en croyant boire de la Sangria. Tellement affairés à discuter, nous ne nous en sommes jamais aperçus ! Honte sur nous ! Le troisième et dernier apéro, celui du samedi, est vert ainsi on ne le confond pas avec une sangria... quoi que, si on a pris d'abord un pré-apéro comme certains ;-)
Après l'apéro, nous passons au "Ver Luisant" le self service de campagne
où l'on ne mange pas si mal après tout... Et rapidement, nous regagnons nos tentes pour fignoler les réglages de nos tuyaux. En effet, le ciel s'est dégagé et un fin croissant de Lune flirte avec Vénus pour nous offrir un joli tableau. La cerise est encore sur le gâteau ! Mais rapidement, les nuages reviennent et lorsqu'enfin il fait nuit noire, on ne voit plus une étoile. La cerise est tombée...
La nuit fut donc calme, même si nos matelas pneumatiques étaient crevés et que nous nous sommes donc réveillés sur le sol !
Le samedi fut à la hauteur de nos espérances. Après avoir saluer une dernière fois Cyrille avant son départ
, on a attendu Jean-Marc/Breizman pour l'apéro de midi. Il est arrivé juste à temps accompagné de Mme Breizwoman (elle ne pardonnera jamais, j'ai mangé son prénom)
. On les voit ici en discussion avec Claude Peguet, je crois. J'en vois qui sourient parce qu'il est beaucoup question d'apéro. Effectivement le week-end fut bien arrosé, dans les 2 sens du terme ! Il est vrai que chacun avait emmené sa bouteille, même les enfants s'y sont mis !
Non, je blague, c'était de l'eau. Remarquez au passage la désormais fameuse casquette des RAP qui s'est vendue comme des petits pains ! Par ailleurs, les 2 loustics (Victor et Léo) n'ont pas été beaucoup vus de la journée. Ils ont passé leur temps à jouer dans les bois alentour. Victor a quand même observé une très belle tache solaire avec sa petite lunette. Les deux grands par contre nous ont accompagné volontiers, d'une tente à l'autre pour voir le matériel exposé sous le soleil, et discuter un peu ici et là. Hélas, dans la journée, certains astronomes avaient déjà remballé. Soit parce qu'ils venaient de très loin, soit parce qu'ils étaient trop déçus de ne pas pouvoir observer la dernière nuit, la météo étant résolument pessimiste.
Entre deux visites, il fallait aussi revenir à notre propre emplacement pour recevoir les autres visiteurs qui s'émerveillaient devant Basile. Batman a eu un petit succès d'estime ;-) Ici notre voisin l'Alsacien, aide Jean-Michel a collimater son 210mm au quart de poil de mouche
. Certes ça ne servira à rien ce soir là, mais c'est toujours utile...
Dans le campement, nous avons surtout remarqué :
- Le nouveau télescope de Patastrof, type Strock 250 (j'espère pouvoir l'essayer prochainement !) avec les 2 filtres (OIII et UHC) intégré et son bureau de campagne.

- les splendides télescopes épurés de Kentaro
- L'ébauche de Microbe/Strock de Fred. Etant donné qu'il a comme moi un mirroir de 150/1200, j'attends avec impatience de voir ce que ça va donner. Je pense que le chalenge est de taille et que ça ne va pas être très facile à réaliser...
- Le gros tuyau de 600mm de Rolf
(comme j'aurais aimé regarder M51 là dedans !) - Les 2 télescopes de XavierC dont un microbe de 90mm et un autre Strock 250. Nous avons commencé nos Microbes ensemble et suivions nos constructions mutuelles par le net.
- Les adorables miniatures des Allemands
. Dommage, ils sont partis très tôt je n'ai pas pu détailler ces petites merveilles. - Et bien sûr, la vedette du camp, le merveilleux télescope d'ébéniste, tout en bois admirablement mis en valeur,
réalisé par Denis/Den ainsi que sa très judicieuse chaise à jumelles
. En prime j'ai aussi pu essayer ses jumelles stabilisées... bluffantes ! - Et bien sûr on n'oubliera jamais cette vision stupéfiante de l'homme cherchant à entrer en contact avec l'animal
. Avec dans le rôle de l'homme, Jean-Michel (peut-être après le post-apéro faisant suite à l'apéro faisant lui même suite au pré-apéro) et dans le rôle de l'animal, un Labrador qui a vraiment l'air de se demander ce que cet olibrius lui veut ! A moins que ce ne soit le contraire...
Avec le soir hélas, les nuages sont revenus. On a donc passé notre soirée à l'abri dans les voitures à jouer à la PSP
ou à bidouiller son TomTom
ou encore autour du point ADSL du Ver Luisant en sirotant un café. C'est là d'ailleurs que Serge Vieillard m'a donné un petit cours d'Astrodessin. Un jour je m'y mettrai...
Le lendemain matin, tout le monde remballe. On est bien sûr un peu déçu de ne pas avoir pu essayer tous les merveilleux engins admirés de jour, mais ce n'est que partie remise. Et pour l'observation, il y aura bien d'autres occasions dans l'année. Et puis l'année prochaine, on aura plus de chance forcément.
Et attention, en 2008 c'est la 10ème édition des RAP. Hors de question de rater ça !
Un carton rouge quand même pour "l'alcostronome" d'à côté qui beuglait dés 7h30 dimanche matin pour raconter à ses potes (en des termes plus crus) qu'il avait eu des flatulences dans sa tente pendant la nuit et que ça sentait mauvais... ?!? :-/
12 mai 2007
Modeste porte-oculaire avec réducteur Légo
Voila qui n'intéressera probablement qu'une poignée d'astronome... Et encore ! Mais si quelqu'un cherche un modèle de porte oculaire celui-ci peu donner de bons résultats, et pour pas trop cher.
Comme je m'apprête à me rendre comme chaque année au "Woodstock" de l'Astronomie, à savoir les RAP à Craponne sur Arzon en Auvergne, j'ai tenu à parfaire l'équipement de Basile, mon télescope. Un de ses défauts, venait de la conception du porte oculaire à partir d'un tube de PVC : d'une part une trop grande souplesse, et d'autre part un diamètre pas exactement aux dimensions et difficilement adaptable.
Mon plan d'origine est celui de Yves Lhoumeau, avec des roulement de rollers... un peu lourds ! J'ai donc fait un petite adaptation à partir de cette base. Le tube (de récup') m'a été fourni par un astronome du Forum (merci Astrocloclo !). Les roulements viennent d'un magasin de modèles réduits (merci Jean-Michel !). La pièce en plexi qui les supporte a été réalisée dans l'atelier du service (merci Dédé !). Les Légo Technics sont volés à quelques modèles de mon fils (merci Victor !). Enfin, les cornières en carbone étaient des modèles de démonstrations oubliés par un représentant dans mon service (merci le CLB !), mais avec de l'alu ça marche aussi bien !
Voila ce que ça donne :
Hors contexte...
Sur la bête...
De profil...
Détail...
La réduction résultante est de 13 fois, le poids je ne sais pas... Il a l'air rigide, mais je n'ai pas d'oculaire trop lourd. Il est totalement ou partiellement démontable ce qui me permet de pouvoir toujours ranger la tourelle dans la boite à miroir sans dérégler tout l'alignement, je n'enlève que les engrenages et le tube. En pratique, je ne sais pas encore, le ciel est couvert ! Je vous tiens au courant...
31 mars 2007
Dernière Lune.
Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais pas tenté une petite photo de la Lune ! Certes, elle est presque pleine et je préfère de loin les fins croissants, mais je crois bien que je n'avais pas de Lune de 12 jours dans ma petite collection. Et puis ça faisait longtemps que je n'étais pas allé me geler dehors ! Alors ce soir, je suis ressorti sur mon trotoir, devant la maison, et j'ai fais ça :
Lune de 12 jours
Schiller (à gauche) et Tycho (à droite)
La mer des humeurs et Gassendi (en haut)
21 mars 2007
Comparaison des cieux de l'est Lyonnais (1er épisode : Jonage)
A priori, cet article est destiné surtout aux Astronomes, Lyonnais à fortiori. Cependant, tout le monde est libre de jeter un coup d'oeil, ne serait-ce que pour voir l'effet de la pollution lumineuse sur le ciel de la région.
Il est toujours très difficile de juger de la qualité d'un ciel. En général, à l'arrivée sur le site, lorsque vous éteignez les phares, le ciel semble toujours sombre et étoilé. En fin de session, on y voit comme en plein jour, même sans Lune ! Alors, pour tenter une comparaison un peu plus objective j'ai ressorti mon vieil argentique. Les photos que je présente ici ont été prises sur 4 sites de la région, du plus proche au plus éloigné : Mon jardin à Jonage, la D22c dans le Dombes (30km, 25min), le Col de Fay dans le Bugey (45km, 40min) et Ramboz sur le plateau de Retord (80km, 1h). La plupart de ces sites sont décrits en détail sur un topic du forum de Webastro sur les sites Lyonnais. Pour chaque photo, les conditions sont les mêmes : 1 minute de pose sur une pellicule diapo Fuji de 400ASA, même objectif 35mm, même ouverture à 2. Certes, les conditions atmosphériques ne sont pas strictement comparables. On sait par exemple, que si l'humidité est très élevée, la pollution environnante est plus gênante. Mais c'est quand même assez parlant, on peut par exemple identifier les directions les plus polluées selon les sites et les différentes sources de pollution. Par ailleurs, ce premier jet devra être complété ; d'une part en ajoutant certains sites couramment fréquentés comme le Col de Portes dans le Bugey ou Lieudieu en Isère. D'autre part, mes premiers clichés souffrent de mon inexpérience : Il manque le zénith de Jonage, certaines orientations du Col de Fay, et j'ai saccagé plusieurs photos en passant bêtement devant l'objectif avec ma frontale rouge sur la tête ! Si vous voulez identifier les étoiles visibles sur les photos, il suffit de mettre la date, l'azimut et l'altitude (tout ça apparaît quand vous survollez la photo avec la souris) dans un logiciel de planétarium (comme l'excellent Winstar).
Commençons donc par mon jardin à Jonage, en Octobre, une quinzaine de km de Lyon, 5 lampadaires visibles depuis différents endroits du terrain, mais jamais en même temps ! Et il y a un coin ou on est assez abrité. L'été, quand le ciel est très limpide, on devine à peine la voie lactée. Magnitude limite à l'oeil nu : 3.5 à 4 maximum... On dirait des photos prises de jour, mais avec des étoiles !
D'abord le Nord.
On voit la Petite Ourse en haut à gauche, la polaire au milieu du bord supérieur et Dubhe de la Grande Ourse au milieu en bas (cliquez sur la photo pour la voir en plus grand).
La pollution y est moins prononcée car au Nord de Jonage, il y a le parc de Miribel-Jonage, ouf !
Puis l'horizon Est, le plus dégagé.
Au centre, les Pléiades, en dessous, les Hyades du Taureau avec Aldébaran.
Dans cette direction, il y a Jons, recordman de l'éclairage absurde, ça vaut le coup d'être vu !
Les 2 étoiles en haut sont Algenib et Markab, le bord inférieur du grand carré de Pégase.
Par là, il y a L'aéroport de Lyon Saint-Exupéry... Aïe, ça fait mal !
Enfin l'Ouest, au dessus de Lyon un secteur complètement mangé sur au moins 40° par la métropole (et ma maison !). L'étoile brillante dans l'arbre, c'est Véga de la Lyre. A l'extrémité de la branche, à gauche, à la même altitude que Véga, c'est Albiréo du Cygne. Sur le cliché original, on voit même les deux composantes bleue et or de cette célèbre étoile binaire.
Comparaison des cieux de l'est Lyonnais (2ème épisode : La Dombes)
Eloignons-nous un peu à présent. J'ai trouvé ce coin en étudiant les cartes de pollution lumineuse (ANPCN ou AVEX). C'est le ciel "rural" le plus proche de chez moi. Niché au milieu des étangs de la Dombes, un secteur assez peu urbanisé entre Montluel, Chalamont et Meximieux. Certes, ce n'est pas l'idéal, c'est souvent très humide, et on a pas encore trouvé un site vraiment protégé des phares des voitures (je cherche toujours...), mais la Voie Lactée à moins d'une 1/2h ça ne se refuse pas. D'ailleurs, je ne suis plus seul à hanter les lieux ! C'est photos ont été prises lors d'une sortie avec Cedric, un Astram Lyonnais. Je l'avais raconté ici.
Pour commencer, le Nord, avec quelques nuages au dessus de Chalamont. Le quadrilatère de la Petite Ourse est dans l'angle supérieur gauche. La "casserole" est au centre, Alcor et Mizar derrière la tête de Cédric. Avec l'aide le Winstar, j'ai même réussi à repérer M81 !
Ici, l'Est-Sud-Est. A droite on voit les lumières de Meximieux. Tout le monde a reconnu le "noeud-papillon" d'Orion avec, sous les trois étoiles du baudrier, la célèbrissime nébuleuse M42.
Le Sud, beaucoup moins caractéristique. Plus pollué aussi (Montluel, Lyon...).
Le trapèze, en haut à gauche, c'est la Baleine (tiens, je ne connaissais pas !).
Et enfin, l'Ouest, splendide avec le Cygne sur fond de Voie Lactée. En haut au centre : Deneb. A la pointe de mon Dobson : Véga. En bas à gauche : Altaïr...
Les trois "belles d'été" !
Et pour finir, le zénith. Un peu gâché par ma frontale, mais quand même très riche. A gauche le "W" de Cassiopé, en bas Persée, et entre les deux, le fameux "double amas". Au centre, Andromède, on voit très bien M31 un peu au dessus ; c'est notre galaxie "voisine", plus de 2 milliards d'année-lumière... quand même ! Au dessous, et à droite voici le Triangle dont on distingue assez bien M33, une autre galaxie.
Comparaison des cieux de l'est Lyonnais (3ème épisode : Le Bugey)
Prenons encore un peu de distance et montons un peu... Nous voici au Col de Fay, une petite crête à près de 800m d'altitude au dessus de Lagnieu. De chez moi, ça représente 40 minutes de route ; c'est encore envisageable pour une soirée en semaine. L'altitude tend à rendre l'air plus transparent et Lyon commence à s'éloigner. Seul problème, l'horizon est totalement dégagé vers l'Ouest... Résultat : vue à la fois saisissante et effrayante sur la pollution de la vallée du Rhône depuis la ZI de la Plaine de l'Ain jusqu'à Lyon au loin.
Encore Cédric sur fond de PL
C'est quand même un lieu agréable, on peut s'y garer à plusieurs et la route en contrebas est totalement cachée. Il suffit donc de ne pas trop regarder les milliers de lampadaire afin de ne pas se ruiner la vision nocturne. Éventuellement, on peut descendre un peut derrière la crête pour se préserver. J'y suis déjà aller au moins 6 ou 7 fois, le ciel n'était pas toujours au top, mais j'y ai quand même vu ma plus belle M42 et mon plus beau M13. Les connaisseurs comprendrons.
Commençons encore par le Nord. Ici à gauche, vous remarquerez les lumières d'Ambérieu. C'est à 6km à vol d'oiseau, mais cela n'altère presque pas le ciel qui est particulièrement sombre au dessus de 45°. Vous avez reconnu, j'espère, le bas de la Petite Ourse au milieu en haut et la queue de la Grande Ourse en bas à droite. le trapèze à gauche, c'est la tête du Dragon.
Bon, je me suis un peu mélangé les pinceaux dans mes point cardinaux. Il me manque donc l'horizon Est. On passe directement au Sud-Est. Vous reconnaissez Orion avec son étoile rouge en haut (Betelgeuse). La brillante en bas c'est Sirius du Grand Chien. Et celle à gauche, c'est Procyon, du Petit Chien !
Ici, on regarde au Sud-Sud-Ouest. Pas de bol, je suis passé devant avec ma frontale... On dirait le profil de Tintin ! On retrouve à droite le trapèze de la Baleine. Curieusement, si on compare avec la Baleine de la Dombes, elle apparaît ici nettement plus sombre et pourtant on y voit bien moins d'étoiles ! On serait tenté d'en conclure qu'ici, la pollution est moins importante, mais que le ciel était moins limpide ce jour là...
Ici, vers l'Ouest, on peut reconnaître le bord Ouest de Pégase avec son petit triangle.
Et les deux étoiles derrière le relais, c'est le bout de l'aile Est du Cygne.
J'ai
eu un peu de mal à interpréter cette vue. C'est, en gros, la portion Nord-Ouest du zénith. La Polaire n'est pas loin de l'angle inférieur droit, c'est pourquoi les étoiles y sont moins filées. Au centre, on reconnaît quand même Persée en haut et un fragment de Cassiopée en bas. Je ne sais pas d'où viennent les traces jaunes du milieu, par contre, les zigzags verts qu'on voit à gauche, c'est la signature de mon laser vert de pointage... Pas bien ! A voir l'importance du mouvement des étoiles, j'ai du laisser l'appareil un peu plus d'une minute.
A suivre, le 4ème épisode : le Retord...
Comparaison des cieux de l'est Lyonnais (4ème épisode : Le Retord)
Dernier volet de ma petite étude (pour l'instant !), Ramboz d'En Haut sur le plateau du Retord. Un secteur de près de 20km de diamètre, pratiquement sans village, entre St Martin du Frêne et Bellegarde sur Valserine. Sur les cartes de pollution lumineuse, ce secteur est bleu marine, c'est à dire un très bon ciel (voir les splendides cartes du site de Fredogoto). La distance à parcourir commence à être importante, mais une grosse portion d'autoroute rend ce site étonnamment proche. En 1h maximum, on se retrouve au milieu de nul part. J'y suis allé trois fois, certes le ciel n'était jamais très limpide (la faute à Murphy !), mais la pollution lumineuse est très faible, c'est indéniable.
J'y suis même allé en Deuch' ! Si, si, elle est sur la gauche :
Dans le fond, ce n'est pas le soleil qui se lève... Non, non ! C'est juste l'éclairage d'un village. Je n'ai pas réussi à l'identifier formellement. Dans cette direction, on trouve dans l'ordre : Brenod, le Grand Abergement, Hauteville et plus loin Belley. L'effet est renforcé du fait que j'ai éclairci la photo pour qu'on distingue vaguement la forme de mon carrosse ! En réalité, la nuisance urbaine est très faible et elle est limitée à cette direction (voir l'autre photo, plus bas). Par ailleurs, on est ici à 1000m d'altitude et en bordure de route, mais les voitures sont très, très rares. Les photos ont été prises lors d'une sortie en solo faite en reconnaissance entre Noël et Nouvel An. J'en ai parlé sur Webastro.
L'horizon Nord, superbe ! Admirez l'absence de pollution lumineuse... Je kiffe grâââve !
A gauche en haut, Schedar et Caph, de Cassiopée. A droite en haut, Kochab de la Petite Ourse. Au centre, Céphée avec Alderamin, la plus brillante.
Au Nord-Est, c'est toujours aussi sombre.
Pas de problème pour repérer la Grande Ourse verticale sur la gauche. Cor Caroli des Chiens de Chasse au centre. Et le petit paquet en bas à droite, c'est Melotte 111 un amas ouvert à l'extrémité de la Chevelure de Bérénice.
La même orientation, vaguement Sud, que la photo avec la 2CV. Mais cette fois sans pousser la lumière.
Gros plan sur le Grand Chien, avec Sirius au centre. C'est l'étoile (les planètes sont hors concours !) la plus brillante de notre ciel. La pollution est très légère et ne monte guère au delà de 20°.
Pour finir, un petit morceau plus près du zénith, bien noir également.
On retrouve Orion à gauche, les Hyades du Taureau au centre et les Pléiades à droite.
Pour conclure, je pense qu'on peut dire "Y a pas photo !". Sans aucun traitement des diapos d'origine que j'ai simplement numérisées avec mon scanner, on voit tout de suite où est le meilleur ciel. Le plus parlant, c'est en observant chaque série de miniatures pour les voir toutes en même temps, par site. Ainsi, en descendant d'une page, vous avez la série des photos du site suivant qui s'affiche. Jonage, La Dombes, le Bugey, le Retord... et on remonte. C'est vraiment nette, la qualité du ciel qui va croissante. Remarquez, je n'avais pas besoin de faire tout ce travail pour arriver à cette conclusion. Il suffit de regarder une carte... Mais croyez-moi, sur place, avec les qualités de transparence qui varient d'un jour à l'autre, on a vraiment du mal à être objectif. Il me reste à continuer ma petite enquête. J'ai fait ma provision de Fujichrome Sensia 400ASA. Je suis impatient de voir ce que ça donne au Col de Portes. Je vous tiendrai au courant. De votre côté, si vous avez un vieil argentique avec un 35mm qui ouvre à 1:2, vous pouvez toujours en faire autant !
Comparaison des cieux de l'est Lyonnais (5ème épisode : Bret et Lyon)
Petit retour à postériori sur mon comparatif. J'ai découvert un nouveau site dans la Dombes (Bret) voici son horizon du 06/04/07 :
Le nord (le plus sombre)
, l'est
, le sud (le plus pollué)
, l'ouest
et enfin le zénith
.
En prime, je vous offre "The référence" : Lyon ! Photos prises depuis le terrain de foot de l'INSA à La Doua :
L'ouest
l'est ,
et le zénith
. Rigolez pas ! On voit au moins la Grande Ourse !




























